CPF : le reste à charge passe à 150 € à compter du 2 avril 2026
Le financement des formations via le compte personnel de formation (CPF) évolue une nouvelle fois en 2026. À compter du 2 avril, le montant du reste à charge supporté par les salariés augmente et passe à 150 €.
Sommaire :
Une participation financière qui devient plus importante
Le CPF permet aux actifs de financer des formations grâce aux droits acquis tout au long de leur parcours professionnel. Toutefois, son utilisation s’accompagne, dans la plupart des cas, d’une participation financière du titulaire.
Ce “reste à charge” a été instauré pour encadrer l’usage du dispositif et contribuer à son financement global. Après plusieurs revalorisations successives, il est désormais fixé à 150 € pour toute demande de formation réalisée à partir du 2 avril 2026.
Les demandes effectuées avant cette date restent soumises au montant précédemment en vigueur, soit 103,20 €.
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Des modalités d’application selon la date de la demande
Le critère déterminant est la date de la demande de mobilisation du CPF :
- jusqu’au 1er avril 2026 : application de l’ancien montant (103,20 €) ;
- à partir du 2 avril 2026 : application du nouveau montant (150 €).
Cette distinction est importante en pratique, notamment pour les salariés qui finalisent une inscription à une formation autour de cette période de transition.


Un reste à charge qui peut être neutralisé dans certains cas
Même si ce principe de participation est généralisé, plusieurs situations permettent de ne pas supporter ce coût.
Sont notamment concernés :
- les demandeurs d’emploi, qui sont exonérés de participation ;
- les salariés dont la formation est financée totalement ou partiellement par leur employeur via un abondement ;
- certains dispositifs spécifiques liés à la prévention ou à la réparation, comme le compte professionnel de prévention (C2P) ;
- ou encore les abondements accordés aux salariés concernés par une incapacité permanente à la suite d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle.
Dans ces situations, la participation financière du salarié peut être réduite voire supprimée.
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Quel impact pour les entreprises et les services RH ?
Pour les employeurs et les équipes RH, cette évolution peut avoir plusieurs conséquences concrètes.
D’une part, elle peut influencer les choix de formation des salariés, certains pouvant être freinés par un reste à charge plus élevé. D’autre part, elle peut conduire les entreprises à renforcer leur politique d’abondement afin de faciliter l’accès à la formation et soutenir les parcours professionnels.
Dans la pratique, la prise en charge du reste à charge par l’entreprise peut devenir un véritable levier d’attractivité et de fidélisation.
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Une évolution à suivre dans le temps
Ce montant n’est pas figé : il est susceptible d’être revalorisé régulièrement en fonction de l’évolution des prix. Les entreprises comme les salariés doivent donc s’attendre à de nouvelles actualisations dans les années à venir.
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