Congé supplémentaire de naissance : une nouvelle absence à intégrer dans la gestion RH au 1er juillet 2026
Les entreprises devront bientôt composer avec un nouveau dispositif destiné aux jeunes parents. Créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, le congé supplémentaire de naissance entrera pleinement en vigueur le 1er juillet 2026, à la suite de la publication des textes d’application attendus.
Ce nouveau congé permet aux salariés de prolonger leur temps auprès de leur enfant après un congé de maternité, de paternité ou d’adoption. Si son objectif est de favoriser l’équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, il implique également de nouvelles règles de gestion pour les employeurs.
SOMMAIRE :
- Un congé qui s’ajoute aux dispositifs existants
- Une durée modulable selon les besoins du salarié
- Des demandes à anticiper dès maintenant
- Un nouveau paramètre dans l’organisation des équipes
- Une indemnisation prise en charge par la Sécurité sociale
- Quels effets sur le contrat de travail ?
- Une nouveauté à intégrer dans les pratiques RH

Un congé qui s’ajoute aux dispositifs existants
Le congé supplémentaire de naissance ne remplace aucun congé existant. Il vient s’ajouter aux dispositifs déjà prévus par la législation en matière de parentalité.
Concrètement, un salarié qui a bénéficié d’un congé de maternité, d’un congé de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’un congé d’adoption pourra demander à bénéficier d’une période supplémentaire d’absence afin de rester auprès de son enfant durant ses premiers mois de vie.
Le dispositif concerne les parents d’enfants nés ou adoptés à compter du 1er janvier 2026. Des mesures particulières ont également été prévues afin de permettre aux parents d’enfants nés au cours du premier semestre 2026 de bénéficier du nouveau congé malgré son entrée en vigueur au 1er juillet.
À lire, notre précédent article sur le sujet :
Une durée modulable selon les besoins du salarié
Le salarié peut choisir de bénéficier d’un ou de deux mois de congé.
Lorsqu’il opte pour deux mois, il dispose d’une certaine souplesse dans l’organisation de son absence puisqu’il peut prendre ce congé en une seule fois ou le fractionner en deux périodes distinctes d’un mois chacune.
Les deux parents peuvent également bénéficier du dispositif. Ils peuvent décider de prendre leur congé en même temps ou, au contraire, d’alterner leurs périodes d’absence afin d’organiser différemment la garde de l’enfant.
Cette flexibilité répond à la volonté du législateur de laisser aux familles une marge de manœuvre dans l’organisation de leurs premiers mois de parentalité.

Des demandes à anticiper dès maintenant
Avec la publication des décrets d’application, les entreprises peuvent dès à présent recevoir des demandes de salariés souhaitant bénéficier de ce nouveau droit.
En principe, le salarié doit informer son employeur au moins un mois avant le début du congé. Sa demande doit préciser la durée du congé souhaitée ainsi que les dates retenues.
Dans certaines situations, notamment lorsque le congé est pris immédiatement à la suite du congé de paternité ou du congé d’adoption, le délai de prévenance est réduit à quinze jours.
Cette nouvelle règle implique une vigilance particulière pour les services RH et les managers, qui devront être en mesure d’anticiper l’absence du salarié dans des délais parfois relativement courts.
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Un nouveau paramètre dans l’organisation des équipes
Même si le congé supplémentaire de naissance reste facultatif pour le salarié, son utilisation pourrait rapidement se développer compte tenu des attentes croissantes en matière de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle.
Les entreprises devront donc intégrer ce nouveau type d’absence dans leur gestion prévisionnelle des effectifs.
Selon les fonctions occupées par le salarié concerné, il pourra être nécessaire d’organiser une répartition temporaire de la charge de travail, de mettre en place un remplacement ou encore d’adapter certains plannings.
Les structures de petite taille pourraient être particulièrement concernées par ces ajustements, notamment lorsque plusieurs congés familiaux se succèdent sur une période relativement courte.
Une indemnisation prise en charge par la Sécurité sociale
Pendant son congé supplémentaire de naissance, le salarié perçoit des indemnités journalières versées par l’Assurance maladie, sous réserve de remplir les conditions requises.
Le mécanisme de calcul s’inspire de celui applicable aux congés de maternité. Toutefois, le niveau d’indemnisation est réduit par rapport aux indemnités versées dans le cadre de ces congés.
Cette particularité pourra conduire certains salariés à s’interroger sur l’opportunité de prendre un ou deux mois de congé. Les employeurs peuvent donc s’attendre à recevoir des demandes d’information sur les conséquences financières du dispositif.

Congé supplémentaire de naissance
Quels effets sur le contrat de travail ?
Quels sont les effets du congé supplémentaire de naissance sur le contrat de travail ?
Contrat Suspendu
Durant cette période, le contrat de travail est suspendu.
Emploi, droits et rémunération
Le salarié conserve néanmoins les droits attachés à son ancienneté et retrouve, à son retour, son emploi précédent ou un emploi équivalent assorti d’une rémunération au moins identique.
Droits sociaux
Le congé est également pris en compte pour certains droits sociaux, notamment en matière de retraite.
Comme pour les autres congés familiaux indemnisés, le salarié ne peut pas exercer une autre activité professionnelle pendant cette période.
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Une nouveauté à intégrer dans les pratiques RH
L’entrée en vigueur du congé supplémentaire de naissance constitue une évolution importante des dispositifs liés à la parentalité.
Au-delà des formalités administratives, les entreprises ont intérêt à mettre à jour leurs procédures internes, leurs supports d’information RH et leurs pratiques de gestion des absences afin d’intégrer ce nouveau droit dans les meilleures conditions.
Les prochains mois permettront de mesurer l’appropriation du dispositif par les salariés. Une chose est toutefois certaine : les employeurs doivent désormais être prêts à traiter ces nouvelles demandes et à en sécuriser la gestion administrative comme organisationnelle.
Congé supplémentaire de naissance : À retenir
À compter du 1er juillet 2026, les salariés ayant bénéficié d’un congé de maternité, de paternité ou d’adoption pourront, sous certaines conditions, prolonger leur présence auprès de leur enfant grâce à un congé supplémentaire pouvant atteindre deux mois.
La publication récente des décrets d’application permet désormais la mise en œuvre effective de ce dispositif. Les entreprises ont donc tout intérêt à anticiper dès aujourd’hui les conséquences pratiques de cette nouvelle mesure sur la gestion de leurs effectifs et de leur paie.
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